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Premières dates des Projections-débat du film « SALMON DE LA SIENNE »

 
Vendredi 25 mars 20h30
à la maison des Services publics de Cérences 
(5€/personnes; gratuit pour les moins de 20 ans)

Mardi 28 mars 20h30
à la salle polyvalente de ST PAIR SUR MER 
(5€/personnes; gratuit pour les moins de 20 ans)

Vendredi 14 avril 20h30
à GAVRAY 


Vendredi 19 mai 20h30
Saint Pierre de Coutances
Salle "Sous les pylônes" (Derrière le bowling)

Lundi 24 juillet 
à ST MARTIN DE BREHAL 
(

Salmon de la Sienne a été initié par notre association et réalisé par Michel VIVIER. Narrée par une espèce mythique de nos cours d’eau normands, le saumon atlantique, cette fiction raconte la relation établie au fil du temps entre notre espèce et une rivière côtière de Normandie, la Sienne. Pourquoi ce film ? Aujourd’hui, de nombreuses actions sont mises en œuvre pour préserver nos rivières et la ressource en eau. Élaborer des projets, les mettre en œuvre sont des opérations nécessaires, délicates, pas toujours appréciées à leur juste valeur et toujours onéreuses. Toutefois, la compréhension de ces actions et leur durabilité demeurent intimement liées à la connaissance de notre passé. C’est pour ces raisons que nous vous  proposons une projection-débat pour comprendre notre passé,  nos comportements, nos choix de société dans une ambiance conviviale.  
 

Le braconnage, un mal chronique

Nous avons décidé de mettre en ligne cette vidéo et cette  photo afin de mettre en évidence une action de braconnage diffuse mais bien présente sur les rivières côtières à salmonidés migrateurs. Deux situations sont exposées dans cet article:
  1. Après la fermeture de la pêche aux salmonidés, il est possible de pêcher le brochet. Aussi, lorsque la police de la pêche n’est pas là, certains individus confondent volontiers le brochet avec un salmonidé. C’est le cas sur cette vidéo. Cette scène s’est déroulée le 23 octobre 2016 sur la Sienne. Même si l'on peut supposer que ces personnes étaient honnêtes, puisqu'elles prétendaient garder la truite de mer pour la photographier, elles devaient savoir qu'elles étaient dans l'obligation de relâcher cet animal aussitôt après sa capture. De plus, si elles étaient respectueuses des poissons, elles devaient également savoir qu'en enfermant un salmonidé dans un espace aussi exigu qu'un filet, elles anéantissaient ses chances de survie. Nous avons bien tenté d'appeler la police de la pêche mais en vain. Il est vrai que c’était un dimanche.
  2. Cette autre scène s'est déroulée le dimanche 17 juillet 2016 dans le havre de la Sienne. En plein jour, sous le regard du photographe, deux individus ont installé un filet d'une quinzaine de mètres. On distingue, dans l'axe du canoë, les flotteurs du filet sur la partie droite de l'image. Là aussi, nous avons tenté de contacter la police de la pêche, mais sans succès.
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Notre souhait est simplement d'inciter les personnes désireuses de préserver ces espèces animales de mettre en place des actions qui permettent d'exercer une surveillance constante des milieux aquatiques et de permettre aux personnes souhaitant leur transmettre une information fiable de les contacter dans l'instant.

 

L’Airou une nouvelle fois agressé !

Une fois de plus, l’Airou, site Natura 2000, a été pollué à l’aval immédiat des carrières de Bourguenolles. Le jour exact de la pollution n’est pas connu à ce jour ; Probablement le 28 septembre 2016.

L'Airou  à l'aval immédiat des carrières

immédiat C’est grâce à la vigilance de riverains que cette pollution a été constatée. Informé par ces derniers, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d’Entretien de la Sienne (SIAES) s’est rendu aussitôt sur les lieux pour mesurer la gravité de la situation. Au final, des poissons ont été retrouvés morts sur 4 km de cours d’eau. Certains d’entre eux étaient encore en train d’agoniser à la Planche Colombelle. Les services en charge de la police de l’eau et des ICPE ont été immédiatement contactés afin que le pollueur supposé cesse ses rejets.
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Cadavre de truite

Dans le cadre de la réalisation annuelle des indices d’abondance saumon, la FDPPMA 50 avait programmé de faire une pêche électrique le 29 septembre sur cette portion de l’Airou. Aussi, profitant de ce concours de circonstance,  l’ONEMA et la DDTM ont pu constater l’absence de capture de poissons vivants. Par contre de nombreux poissons morts gisaient dans les parties calmes du cours d’eau. Suite à ce premier résultat, une autre pêche électrique a été réalisée en amont de la carrière. Celle-ci a mis en évidence une belle population de poissons. Il en fut de même dans le ruisseau de l’Epine, un affluent se jetant dans l’Airou au niveau du rejet.

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L'Airou à l'aval des carrières

Afin de mieux identifier l’origine de la mort des êtres vivants de l’Airou, des cadavres de poissons ont été prélevés pour être autopsiés. Des prélèvements d’invertébrés aquatiques ont également été effectués. Enfin, le président du COPIL Natura 2000, Monsieur Vilaespesa a envoyé un dossier pour saisir l’Etat et l’Union Européenne pour s’assurer à l’avenir du maintien du site en bon état. Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater les choses. Nous attendons avec impatience les résultats des premières analyses afin d’apporter notre jugement sur cette nouvelle épreuve subie par l’Airou.
 

Un affluent de l’Airou métamorphosé en une rivière de maïs

Ici coule du maïs

Ici coule du maïs

Certains agriculteurs se sont transformés en maïsiculteurs acharnés. Alors, lorsqu'un cours d'eau, aussi petit soit-il, vient freiner leur frénésie à semer cette céréale, ils utilisent des engins de terrassement afin de réinventer un paysage. Pour cela, ils enterrent la portion du cours d'eau concerné, comblent le fond de vallée... Lire la suite en cliquant ici-coule-du-mais

 

Venez soutenir la Sélune le 11 juin 2016

Barrage de Vezins Les Biards septembre 2009Notre association fait partie du collectif « Les amis de la Sélune ». Une manifestation est mise en place afin de défendre l’eau et les êtres vivants de cette rivière côtière. Pour voir le tract cliquer sur Mobilisation effacement barrages 11 juin 2016 Depuis la remise en question de la suppression des barrages de Vezins et de la Roche Qui Boît par notre ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, l’avenir de la Sélune s’est à nouveau assombri. En effet,  à ne voir que les barrages on finit par ne plus voir la rivière. Et pourtant, il serait bon de se rappeler ces évidences :
  • La vie est apparue dans l’eau, il y a environ 3 milliards d’années, sous la forme de
micro-organismes unicellulaires  qui furent les lointains ancêtres de tous les êtres vivants actuels.
  • L’espèce humaine, dont l’eau est le premier des constituants, est le fruit de cette biodiversité
  • Nous dépendons totalement de l’eau et de cette biodiversité.
Or, aujourd’hui la biodiversité disparaît à un rythme 100 à 1000 fois supérieur au rythme d’extinction naturelle. La plupart des espèces européennes menacées ont un lien étroit avec les milieux aquatiques. Ainsi parmi les 6000 espèces européennes appartenant à la liste rouge européenne 44% des mollusques d’eau douce, 37% des poissons d’eau douce, 23% des amphibiens, 19% des reptiles, 15% des mammifères et des libellules, 13% des oiseaux entrent dans la catégorie des espèces menacées
  • Un cours d’eau peut être sans difficulté comparé à un organisme vivant remplissant de nombreuses fonctions que notre espèce a su exploiter pour satisfaire ses besoins. Aussi, comme tout système, pour qu’il assure ses différents rôles, il doit être en bonne santé. Or, un barrage n’est qu’un garrot empêchant la libre circulation de l’eau et des sédiments altérant qualitativement et quantitativement cette précieuse ressource. Conserver un barrage revient à s’opposer au développement durable de notre belle région.
Aussi, à l’heure du changement climatique, nous devons mettre en application les conclusions des experts qui ont planché sur la destruction des barrages de la Sélune avant que  Ségolène Royal vienne balayer d’un revers de la main leur conclusion.